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Perspectives - Le défi de l’articulation des luttes anticapitalistes


Des luttes globales aux luttes locales spécifiques : réflexions sur « le mouvement »

De la mobilisation organisée par le Comité d’accueil du G20 à Montréal en 2000 à la récente mobilisation de la CLAC2010 contre le Sommet du G20 à Toronto en juin dernier, bien de l’eau a coulé sous les ponts de la gauche radicale montréalaise. Dix ans plus tard, il serait sain que le « milieu militant », comme on l’appelle souvent, ait la maturité politique de prendre le temps faire un bilan et se livrer à des réflexions collectives. Non pas strictement au sujet de la récente mobilisation contre le G20, mais surtout amorcer une sincère introspection quant à l’évolution de ses organisations et de ses luttes dans les dix dernières années, ainsi qu’à l’état actuel du mouvement anti-capitaliste, principalement composé d’individus et de groupes anarchistes de diverses tendances.

Le mouvement anticapitaliste et la solidarité avec les arrêtéEs

Quand on participe à la lutte anticapitaliste durant plusieurs années, on finit par se faire arrêter par la police à un moment ou à un autre, c'est un signe que ce qu'on fait dérange. Si vous militez depuis longtemps et que vous ne vous êtes jamais fait arrêter, soit : 1- félicitations, vous avez une excellente culture de sécurité, ou 2- changez de stratégie, le gouvernement n'a pas peur de vous pantoute!

Persécution politique, médiatique, et judiciaire de la dissidence

Les 26 et 27 juin dernier, plus de 1000 personnes ont été arrêtées dans le cadre des manifestations organisées contre la tenue du G20 à Toronto. Cette opération de répression policière et d’arrestations massives et arbitraires est d’une ampleur sans précédent dans l’histoire du Canada. Les policiers ont violé sans entrave les droits fondamentaux des manifestantEs. Ils ont procédé à des entrées par effraction sans mandat chez des militantEs, à des fouilles illégales systématiques sur la rue, à des enlèvements de manifestantEs effectués par des agents en civil ; ils ont détenu des gens durant des heures sans accusations formelles, ont fait des menaces à caractère sexuel contre des femmes et ont utilisé toutes sortes de tactiques d’intimidation psychologique contre les personnes arrêtées.

Pourquoi nous nous opposons au G8/G20

Les gens qui prennent la rue en grand nombre pour manifester contre le G20 le font pour une raison très simple : signaler leur rejet des effets nocifs qu'entraînent les politiques du G20 dans leur vie et dans celle de leurs frère et sœurs partout sur la planète. En tant que Convergence des luttes anticapitalistes, nous nous sommes ponctuellement organiséEs en opposition au G20 pour les mêmes raisons qui nous poussent à nous organiser au jour le jour, d'année en année, dans nos communautés : parce que nous sommes écoeuréEs de la façon dont les plus puissantes économies continuent à transférer massivement la richesse des plus pauvres vers plus riches… en prétendant que cet obscène détournement n'est rien d'autre qu'une saine «gestion»de l'économie mondiale.

Pourquoi nous sommes anticapitalistes

Le capitalisme est un système économique et social qui repose sur quatre piliers idéologiques complémentaires : la propriété privée ; la recherche de profit ; la compétition ; et l'exploitation des travailleurs et travailleuses et des « ressources » naturelles).

Les anticapitalistes, par définition, s'opposent à ce système parce qu'ils et elles le jugent incompatible avec les intérêts à court, moyen et long terme des communautés humaines et non humaines, ainsi que des écosystèmes dont celles-ci dépendent. De façon générale, au modèle illustré ci-dessus les anticapitalistes cherchent à développer et mettre en pratique des modèles fondés sur un partage équitable des richesses, l'entraide et la coopération, un profond respect de l'environnement et des modes et moyens de production et d'échange dont les travailleurs et travailleuses (et par extension, les communautés qu'ils et elles forment) seraient en plein et souverain contrôle.

COUP DE CHIEN : Édito du journal de la CLAC - Novembre 2010

Coup de chien (n.m.) bourrasque, coup de tabac, émeute, malheur (…) ; tempête subite ; événement inattendu qui frappe brutalement ; coup dur ou événement pénible, a d'abord signifié « action perfide » (digne d'un chien).

Le Sommet du G20 de Toronto est d'ores et déjà passé à l’histoire comme un fiasco aux proportions monumentales. Seuls les conservateurs et les économistes les plus bornés osent encore prétendre tout haut que cet inutile et dispendieux rassemblement de crapules en aura valu le coût et la peine.

The G8/G20 and Africa: No One Is Illegal Radio (June 2010)


No One Is Illegal Radio (CKUT 90.3fm) reports about the frontline struggles for justice, dignity and self-determination by migrants, refugees and indigenous peoples.


The June 2010 edition of No One Is Illegal Radio features perspectives from Makoma Lekalakala (Johannesburg) & Njoki Njehu (Nairobi) about the G8/G20 and self-determination by Africans, in the lead-up to the upcoming protests in Toronto later this month.

Makoma and Njoki address: celebrity activism, African social movements, debt relief versus reparations, climate change in Africa, the role of South Africa in the G20, and the G8-promoted New Partnership for Africa's Development (NEPAD).

Both Makoma and Njoki offer a special message for protesters who will take the streets of Toronto against the G8/G20 later this month.


LISTEN to the June 2010 show here:
http://www.rabble.ca/podcasts/shows/noone-illegal/2010/06/no-one-illegal-radio-grassroots-voices-africa-about-g8-g20

Les prescriptions du G8 et du G20 pour le contrôle de la migration: une introduction

Les pays du G20 comptent pour environ les 2/3 de la population globale, mais il y a une énorme différence entre les standards de vie des pays riches et ceux des pays pauvres.

Au cours de la dernière décennie, environ 180 millions de personnes (presque 3% de la population mondiale) ont été forcées à migrer, et vivent à l’extérieur de leur pays de naissance.

Des conquistadores en costard-cravate…

Le néocolonialisme, c’est à dire le contrôle des nations moins puissantes par les pays occidentaux par des moyens indirects tels que les politiques commerciales, économiques et financières, est indispensable au développement du capitalisme. L’accès aux ressources et à la main d’oeuvre bon marché, ainsi que la création et l’ouverture de nouveaux marchés doivent être conquis par tous les moyens nécessaires y compris, si nécessaire, par la force militaire.

Le dogme du capitalisme : un cul de sac inévitable…

On nous martèle depuis déjà beaucoup trop longtemps les formules milles fois répétées de ce discours vide nous demandant une croyance aveugle en les vertus du dogme de la croissance économique, selon lequel le capitalisme allait apporter le développement et le mieux-être pour tous et que les pays dits « sous-développés » parviendraient un jour à jouir de ses bienfaits, comme l’avaient réussi les pays industrialisés. « Il faut d’abord créer la richesse pour ensuite la distribuer » disait-on. Ah oui…mais jusqu’à quand ?!

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